Vie de bureau
10 types de collègues qu’on retrouve dans tous les bureaux
Les types de collègues se reconnaissent à de petites habitudes : la réunion qui déborde, le café qui devient une permanence, le message Teams envoyé en cinq morceaux. Ces dix portraits mêlent collègues agaçants et personnes dont on serait bien embêté de se passer. Vous pouvez vous reconnaître dans plusieurs à la fois. Certains vous sauvent la journée. D’autres vous la rallongent de quarante minutes. Souvent, ce sont les mêmes.
Les collègues qu’on repère en réunion
1. Le collègue qui a « juste un dernier point »
La réunion était presque terminée. Quelqu’un avait même commencé à refermer son ordinateur. C’est le moment choisi pour demander si tout le monde a deux minutes. Le dernier point ouvre un deuxième point, qui nécessite une précision, puis le partage d’un écran. Vous aviez prévu de manger chaud. C’était ambitieux.
Ce collègue a parfois repéré un vrai oubli. Ce qui fatigue, c’est de devoir le traiter immédiatement, à huit personnes, sans savoir quelle décision prendre. Proposez de nommer la question, la personne qui doit répondre et le moment où vous la reprenez. Ça donne une suite à son idée tout en rendant leur pause aux autres. Et si vous sortez de là complètement vidé, le meeting hangover a son propre dossier.
2. Le « je sais tout », même sur votre dossier
Vous présentez un sujet sur lequel vous travaillez depuis trois semaines. Au bout de quarante secondes, il propose de vous expliquer comment ça fonctionne. Il connaît aussi un autre outil, une méthode plus rapide et quelqu’un qui a fait la même chose en 2009.
Une bonne idée peut se cacher dans le lot. Le problème commence quand vous ne pouvez plus finir votre phrase. Vous pouvez lui laisser une question précise à résoudre, puis reprendre votre présentation : « Je termine les deux options, et on compare ensuite. » S’il connaît aussi une méthode pour vous laisser finir, c’est le moment de la sortir.
3. Le râleur qui avait quand même prévenu
La nouvelle procédure est trop longue. L’ancienne était mal fichue. Le prochain outil sera forcément moins bien. Ce collègue accueille les annonces avec l’enthousiasme d’une imprimante qui réclame du cyan pour sortir une page en noir et blanc.
Puis il rappelle que le formulaire perd les pièces jointes. Et là, malheureusement, il a raison. Avant de le classer parmi les opposants professionnels, demandez-lui ce qui bloque exactement et quel changement l’aiderait. Une remarque précise peut faire gagner du temps à toute l’équipe. Pour le reste, on peut aussi changer de sujet. Vous connaissez déjà les trois versions de l’histoire du logiciel de paie.
À la machine à café, chacun a ses habitudes
4. Le bavard qui venait seulement chercher de l’eau
Il vous demande si votre week-end s’est bien passé. Vous répondez « oui », puis apprenez que le sien contenait un déménagement, une histoire de voisinage et un problème de raccord de douche. Votre verre est vide depuis un moment. Le sien n’a pas encore été rempli.
On aime sa facilité à discuter, surtout quand on arrive dans une équipe où personne ne se parle. On l’aime un peu moins quand on doit rendre quelque chose à 11 heures. Annoncez votre disponibilité plutôt que d’attendre le silence parfait : « J’ai cinq minutes maintenant, puis je dois finir mon dossier. » La conversation pourra reprendre au déjeuner. Et la douche ? Vous aurez la suite demain. Il y a forcément une suite.
5. Le ministère du déjeuner
À 10 h 42, un message circule déjà pour savoir qui mange où. À 11 h 18, une réservation est envisagée. À 11 h 36, il manque encore la réponse de deux personnes. Vous n’avez pas terminé votre café, mais votre plat du jour est presque validé.
Ce collègue connaît les endroits où une table de six ne bloque pas tout le service et pense à demander aux nouveaux s’ils viennent. Il fait ce petit travail d’organisation qui permet à une pause d’exister. Répondez-lui assez tôt, même pour décliner, et prenez le relais de temps en temps. À force, il gère une petite agence de voyages dont toutes les destinations sont à huit minutes à pied.
6. Le collègue qui négocie avec le thermostat
Le débat peut commencer en juillet comme en février. Une fenêtre s’ouvre, une veste apparaît, quelqu’un se lève pour régler la climatisation. Le thermostat a davantage de visites que la salle de réunion du fond.
À sa place, juste sous la bouche de climatisation, votre avis sur la température serait peut-être différent. Faites le tour des bureaux avant d’organiser un référendum sur la fenêtre. Et si vous cherchez un cadeau lié à cette habitude, vérifiez d’abord que le collègue en rit aussi : notre guide du cadeau drôle sans vexer aide à faire ce tri.
Les profils qu’on découvre dans les messages et en télétravail
7. Le fantôme qui rend son travail à l’heure
Son statut passe rarement au vert au bon moment. Il manque une conversation improvisée, répond après votre deuxième café et n’a pas vu le sondage pour la pizza. En revanche, le document attendu est dans le bon dossier, avec les commentaires traités.
Une présence discrète peut donner peu d’indices sur le travail en cours. Avant de multiplier les relances, convenez du canal à utiliser pour une urgence et d’un délai de réponse raisonnable pour le reste. Ça évite de prendre un voyant de messagerie pour un compte rendu d’activité. Les horaires décalés ont aussi leur place dans le dossier consacré au microshifting.
8. La mémoire du service
Vous cherchez un document qui s’appelle probablement « suivi », « tableau » ou « nouveau suivi tableau ». Cette personne retrouve le bon lien et se souvient pourquoi on avait supprimé la colonne G. Elle connaît aussi l’origine de la procédure que tout le monde applique sans la comprendre.
La première fois, vous demandez le lien. La deuxième, vous pourriez peut-être le garder. Sinon, elle devient un moteur de recherche avec des réunions et des congés. Un lien épinglé et deux lignes d’explication pourront éviter la même interruption la semaine suivante.
9. Le dépannage informatique non prévu dans la fiche de poste
La visio est lancée, mais personne n’entend la vidéo. On se tourne vers lui. Dix minutes plus tard, c’est le tableau qui ne filtre plus. À 9 h 30, il a réparé le travail de trois personnes et n’a toujours pas ouvert le sien.
On finit par lui adresser chaque problème comme si elle avait un guichet ouvert en permanence. Demandez si elle a le temps, donnez un peu de contexte et gardez la solution quand elle vous la montre. Un dépannage rapide reste un coup de main. Dès que cela implique des accès, une installation ou une panne récurrente, passez par le support prévu. Vous pouvez apprécier son aide sans lui attribuer un deuxième métier.
Le collègue qu’on adore malgré le reste
10. Le collègue avec qui la journée passe mieux
Il voit que vous n’avez pas compris une consigne et pose la question avant que vous ayez à le faire. Il vous prévient qu’une réunion a changé de salle. Il vous garde une place au déjeuner sans transformer ça en déclaration d’amitié.
Ce n’est pas forcément la personne avec qui vous passez vos week-ends. C’est celle avec qui le travail devient un peu plus simple, et parfois franchement plus drôle. Il suffit parfois de croiser son regard au bon moment pour savoir que vous allez en reparler à la pause. Si les surnoms de work wife ou work husband vous intriguent, nous avons expliqué ce qu’ils désignent. Ici, « le collègue avec qui ça se passe bien » fait déjà très bien l’affaire.
Comment parler d’une habitude qui devient agaçante ?
Pour parler d’un comportement agaçant à un collègue, partez d’une situation précise et dites ce dont vous avez besoin. « J’ai du mal à finir mon analyse quand on discute à côté » ouvre une discussion plus utile que « Tu es le bavard du service ». Vous pouvez proposer un créneau pour parler, un canal pour les urgences ou une durée pour le prochain point. Le portrait humoristique peut faire sourire ; une demande concrète aide à régler le quotidien. Si ça recommence, revenez sur le problème précis : la réunion de trop, l’interruption, le délai. Inutile de lui faire son bilan de personnalité entre la photocopieuse et les toilettes.
| La situation | Une demande à essayer |
|---|---|
| Le dernier point arrive à la fin du créneau | « Qu’est-ce qu’il faut décider, et qui doit être là ? » |
| Une discussion vous empêche de terminer | « Je dois finir ça avant midi. On se parle après ? » |
| Une réponse urgente se perd dans les messages | « Pour les urgences, quel canal peut-on utiliser ? » |
| La même question revient à une personne | « On met la réponse dans le dossier partagé pour la prochaine fois ? » |
Quel portrait allez-vous envoyer à votre équipe ?
Pour lancer la discussion, commencez par le numéro dans lequel vous vous reconnaissez. C’est plus facile à recevoir qu’un classement public des défauts des autres. Vous pouvez envoyer ce message : « Je crois que je suis le numéro 5. Vous vous reconnaissez dans lequel ? » Laissez chacun choisir sa case, ou plusieurs.
Si l’un de ces portraits vous donne une idée de cadeau, partez d’une habitude que la personne revendique elle-même. La sélection de cadeaux drôles pour collègues peut servir de point de départ. Pour quelqu’un dont vous connaissez peu les goûts, le quiz cadeau collègue propose un autre chemin.
Questions fréquentes
Quel type de collègue est le plus fréquent ?
Il n’y a pas de classement fiable à tirer de ces portraits : ce n’est pas un sondage. Le bavard vous semblera partout si vous avez besoin de silence ; le roi des réunions, si votre agenda déborde déjà.
Peut-on envoyer l’article à un collègue ?
Oui, si vous connaissez assez sa réaction à ce genre d’humour. Évitez de le désigner publiquement dans le portrait le moins flatteur. Se reconnaître soi-même est une entrée plus légère.
Un collègue peut-il correspondre à plusieurs profils ?
Oui. La personne qui prolonge une réunion peut aussi être celle qui retrouve votre document perdu. Une habitude décrit un moment de travail, pas tout ce qu’une personne apporte à l’équipe.
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